En ce moment

L’innovation technologique au cœur du futur câble sous-marin 2Africa


“Objectif de ce nouveau câble sous-marin : accélérer la transformation numérique de l’Afrique.”


Sur le même sujet

Fournir une capacité “supérieure à la capacité combinée totale de tous les câbles sous-marins desservant l’Afrique à l’heure actuelle”. C’est l’ambition des huit partenaires, dont Orange, réunis autour d’un projet innovant de construction d’un câble sous-marin ceinturant le continent africain.

Avec ses 37 000 km, ce qui en fera l’un des plus longs au monde, le futur câble sous-marin 2Africa reliera l’Europe de l’Ouest au Moyen-Orient et à seize pays d’Afrique à compter de 2023 ou 2024, date annoncée pour sa mise en service.

D’une capacité nominale allant jusqu’à 180 Tbit/s sur les éléments clés du système, il doit permettre d’améliorer la connectivité en Afrique et de répondre à la demande croissante de capacité au Moyen-Orient. Il est aussi destiné à faciliter le déploiement de la 4G, de la 5G et de l’accès au haut débit pour des centaines de millions de personnes.

L’enjeu est majeur : si le continent africain connaît une forte augmentation du nombre d’internautes, le taux de pénétration d’Internet y reste encore faible par rapport au reste du monde. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), seulement 24,4 % des Africains ont utilisé Internet en 2018.

En outre, les disparités sont très importantes sur le continent entre des pays “sur-connectés”, comme le Nigéria, l’Afrique du Sud et le Maroc, et des pays “sous-connectés”, comme le Soudan, la Somalie, la RDC et le Congo.

Or, on le sait, l’accès à Internet et aux technologies numériques est stratégique, la transformation numérique ayant une influence sur des secteurs clés de l’économie et de la gouvernance publique comme la santé, l’éducation, la banque et l’assurance, l’agriculture, etc.

C’est bien l’objectif de ce nouveau câble sous-marin : accélérer la transformation numérique de l’Afrique en devenant un des principaux piliers de l’expansion d’Internet sur le continent, sous-tendant le développement de nouveaux services (services financiers mobiles, outils digitaux pour l’agriculture ou services publics numériques, par exemple) et de nouveaux usages pour les institutions publiques, les entreprises et les particuliers.

Haut niveau de performance

Pour ce faire, le projet 2Africa bénéficiera des technologies les plus avancées, le but étant d’offrir le plus haut niveau de performance et de disponibilité possible.

Le câble intégrera ainsi la nouvelle technologie SDM1 (Spatial Division Multiplexing), conçue par Alcatel Submarine Networks (ASN) pour améliorer la capacité tout en optimisant les coûts. Cela permettra le déploiement d’un maximum de seize paires de fibres, là où les anciennes technologies n’en supportaient que huit.

2Africa bénéficiera aussi de la technologie “optical switching” (commutation optique) pour une gestion flexible de la bande passante.

L’entreprise Telecom Egypt fournira quant à elle une nouvelle liaison, entre la mer Rouge et la Méditerranée, avec en option une interconnexion optique directe entre l’Afrique de l’Est et l’Europe.

Ce projet inclut deux nouvelles stations d’atterrage en Égypte, Ras Gharib et Port-Saïd, connectées par deux itinéraires terrestres différents où sera déployée une fibre nouvelle génération.

Parallèles au canal de Suez, ces routes seront complétées par une nouvelle liaison sous-marine établissant une troisième connexion entre Ras Gharib et Suez. 

Dans un souci d’équité, les prestataires de services obtiendront des capacités par le biais de data centers neutres – c’est-à-dire n’appartenant pas à un opérateur unique – ou de stations d’atterrage en libre accès, ce qui contribuera à un “écosystème Internet sain” pour les entreprises et les particuliers qui pourront bénéficier des meilleurs services au meilleur prix.


“Objectif de ce nouveau câble sous-marin : accélérer la transformation numérique de l’Afrique.”


Sur le même sujet

Mots-clés :

, , ,