En poursuivant votre navigation sur ce site, sans modifier le paramétrage de vos cookies, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant de réaliser des statistiques de visite.
En savoir plus

En ce moment

Quand le véhicule autonome entre en piste… d’essai


« Le véhicule, qui était jusqu’à ce jour essentiellement mécanique, se transforme en un ensemble logiciel. Notre métier doit évoluer en même temps et mobiliser de nouvelles compétences – simulation, cybersécurité, etc. »


Si l’on se réfère à l’échelle établie par l’Organisation internationale des constructeurs automobiles, six degrés d’autonomie séparent la traditionnelle voiture telle que l’ont connue nos parents du véhicule intégralement autonome, ne requérant aucune assistance du conducteur. Le chemin est encore long avant qu’il ne roule de ses propres ailes, mais l’écosystème se mobilise pour son développement. Ainsi que le démontrent les travaux d’UTAC CERAM, référent mondial au service du testing et de l’homologation des véhicules (notamment autonomes).

S’il est devenu depuis longtemps déjà un classique et un déterminant commun à de nombreuses œuvres de science-fiction (où il vole, le plus souvent !), le véhicule autonome s’invite dès maintenant dans nos réalités. Des « briques » d’autonomie sont déjà embarquées à bord de voitures de nouvelle génération, sous forme d’aides à la conduite diverses telles que le régulateur de vitesse, l’alerte de changement de file ou les systèmes de parking automatique.

La sécurité, un préalable et un impératif

Avec ces premières fonctionnalités grand public, le conducteur doit cependant rester attentif et doit pouvoir à tout instant reprendre le contrôle de son véhicule. Elles se placent au niveau 2 de l’échelle de référence européenne déterminant le degré d’autonomie atteint par une voiture. Cette échelle comporte 6 niveaux au total – du plus basique, où l’utilisateur conserve la maîtrise complète sur toutes les fonctions du véhicule ; jusqu’au plus poussé, la voiture n’a plus besoin de personne pour rouler. L’autonomie – tous niveaux confondus – converge vers un enjeu central : la sécurité. Une thématique qui est au cœur de l’activité et de la responsabilité du groupe UTAC CERAM, dont le métier historique est l’homologation de véhicules routiers.

Le véhicule autonome occupe une place importante dans la feuille de route à moyen terme d’UTAC CERAM. Ce dernier ouvrira d’ici la fin de l’année un nouveau centre d’essais à Linas-Montlhéry, baptisé TEQMO, dédié au développement et à l’homologation des véhicules automatisés et connectés. Comme l’explique Laurent Benoit, président du groupe UTAC CERAM, « nous commençons à tester les aides à la conduite apparaissant avec les niveaux progressifs d’autonomie. Veiller à la sécurité et à la sûreté de ces véhicules est un enjeu central, et le centre TEQMO vise à y répondre, en allant chercher des conditions sévères d’utilisation, dans tout environnement ou situation où un véhicule autonome peut être mis en difficulté. ».

Le véhicule devient logiciel…

La tâche est complexe et nécessite de développer de nouvelles compétences. L’accroissement programmé de l’autonomie dans la filière automobile s’apparente à une « disruption » selon Laurent Benoit : « le véhicule, qui était jusqu’à présent un ensemble mécanique, devient un grand logiciel. Notre métier se logicielise de même au gré de cette évolution, et de nouvelles compétences sont nécessaires pour se mettre à jour sur la simulation, la cybersécurité, etc. Nos modes de fonctionnement sont eux aussi challengés. La progression du concept d’Over The Air par exemple, grâce auquel les logiciels embarqués pourront être mis à jour à distance, est susceptible de remettre en cause nos processus traditionnels d’homologation. Le déroulement des tests d’endurance est lui aussi en question, alors qu’il faudrait plus de 100 ans de roulage physique pour couvrir l’ensemble des conditions de vie envisageables pour un véhicule autonome. D’où notre recours croissant aux techniques de simulation dans le futur proche ».

La connectivité en expérimentation

Les fonctionnalités liées au véhicule autonome ou connecté, que ce soit du côté des usagers – assistance à la conduite, navigation web, etc. – et du côté des fabricants – mises à jour Over The Air – sont fondées sur la connectivité. Une composante nouvelle pour les acteurs de la filière automobile, qui nécessite de faire appel à une expertise extérieure. C’est dans cette perspective qu’UTAC CERAM et Orange ont noué un partenariat sur le sujet. Ils se sont en effet associés dans le cadre du centre d’essais de Linas-Montlhéry, sur lequel seront expérimentées des solutions 4G/5G et WiFi routier – les technologies indispensables de la voiture autonome. Orange fournira notamment une couverture haut débit 4G+ sur le site, avant de déployer une infrastructure mobile expérimentale 5G. En même temps que le groupe UTAC CERAM pourra faire avancer ses véhicules autonomes en test, Orange disposera d’un terrain grandeur nature, avec application concrète, pour expérimenter et éprouver les briques des futurs réseaux 5G.

Un écosystème élargi

Autour des pistes du centre de pointe conçu par UTAC  CERAM, composé de 6 environnements d’usage liés au véhicule autonome (du circuit autoroutier de 2,2 kms avec barrière de péage et tunnel jusqu’à la zone urbaine), plusieurs intervenants sont en effet amenés à s’investir. En effet, l’écosystème du véhicule autonome va au-delà de la sphère des fabricants et équipementiers du secteur, pour s’étendre à la bulle digitale et la high-tech. UTAC CERAM ambitionne de fédérer l’ensemble de cet écosystème jusqu’aux startups qui développeront des services autour du véhicule autonome. « TEQMO se veut à la fois centre d’excellence français et de mutualisation où constructeurs, équipementiers, fournisseurs de logiciels, opérateurs, startups, etc. auront toute latitude pour contribuer au développement du véhicule autonome. C’est pour cette raison, et en vue d’opérer un centre le plus à la pointe possible et toujours à jour, que nous établissons des partenariats larges avec des acteurs clés et reconnus dans leurs domaines de référence, tels que Colas pour les revêtements, Here pour la cartographie numérique des pistes, ou Orange pour la connectivité. » explique Laurent Benoit.

La route du véhicule autonome est toute tracée…


« Le véhicule, qui était jusqu’à ce jour essentiellement mécanique, se transforme en un ensemble logiciel. Notre métier doit évoluer en même temps et mobiliser de nouvelles compétences – simulation, cybersécurité, etc. »


Mots-clés :

, , , , , , , , , , , , , ,