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Padus Lab : vers l’efficacité énergétique des réseaux du futur

Informaticiens, vérification des serveurs dans la salle des serveurs

“Le but du Padus Lab est de fournir à tous les pays du Groupe Orange un environnement technique optimisé pour les réseaux du futur.”


À Lannion, aux côtés de partenaires industriels et académiques, Orange expérimente de multiples innovations dans son Padus Lab. Ce bâtiment optimisé et modulaire doit servir de modèle pour le déploiement des futurs réseaux d’Orange à travers le monde.

Avec la virtualisation des réseaux, les bâtiments hébergeant traditionnellement les équipements télécom accueilleront aussi les serveurs nécessaires au fonctionnement de ces nouvelles infrastructures. Ces nouveaux locaux devront notamment répondre au défi de l’efficacité énergétique, à l’heure où Orange s’investit toujours davantage dans la réduction de son empreinte carbone. Le but du Padus Lab est de fournir à tous les pays du Groupe Orange un environnement technique optimisé pour les réseaux du futur. Il s’agit d’un bâtiment modulaire, capable de répondre aux besoins précis de chaque territoire, tout en tirant parti des conditions climatiques extérieures pour limiter son impact environnemental.

Un concentré d’innovations

Que se passe-t-il à l’intérieur du Padus Lab ? “Notre objectif est d’y associer les différentes technologies pour étudier leur pertinence, explique le chef du projet, Dominique Bodéré. Un des premiers enjeux est le refroidissement des équipements, en particulier les serveurs. Au-delà du freecooling, qui utilise l’air frais de l’extérieur, nous testons par exemple l’immersion, qui consiste à plonger les serveurs dans un bain d’huile plutôt que de passer par des ventilateurs, ou bien encore le refroidissement liquide, qui se concentre sur les composants chauffant le plus, comme le processeur. Nous explorons aussi des solutions d’alimentation de 400VDC couplée à un dispositif photovoltaïque en complément de nouvelles solutions de stockage d’énergie. Nous voulons explorer les technologies les plus innovantes. Les résultats serviront à tous les pays du Groupe dans leurs déploiements.”

Surveillance étroite de l’environnement technique/IT et systèmes ouverts

Afin de mettre à profit cette multitude de tests, le Padus Lab est truffé de capteurs, tels que des sondes thermiques et d’énergie. L’équipe collecte les données des serveurs à distance, comme la température et la consommation d’énergie. L’ouverture des API (interfaces de communication) est un critère indispensable pour lui permettre de collecter toutes ces données sur son logiciel maison. Se soumettre aux liens propriétaires encore présents dans de nombreux systèmes de gestion des données de consommation est impossible. On veut pouvoir surveiller de manière centralisée un ensemble d’équipements multi-constructeurs. À terme, une solution d’intelligence artificielle permettra d’optimiser la consommation. En attendant, la modélisation du bâtiment doit servir de base pour simuler toutes les conditions environnementales possibles et limiter le nombre de tests réels dans les différents pays.

La co-innovation comme principe de base

“Nous partageons le Padus Lab avec différents acteurs industriels, tels que notre partenaire initial Vertiv et des fournisseurs de solutions comme Submer, Dell, Aveltec et Enersys. La dimension académique n’est pas en reste : nous soutenons en commun deux thèses dans les domaines de l’optimisation thermique et de l’énergie. Ces relations de partenariat favorisent les échanges entre des équipes d’experts des mêmes domaines et elles profitent à toutes les parties : les industriels mettent leur matériel à l’épreuve en conditions réelles et nous, en tant qu’experts et intégrateurs, sommes en mesure de rédiger en amont des spécifications techniques adaptées à notre besoin.” Innovation et anticipation sont les clés d’Orange pour déployer dans ses pays des solutions plus performantes et moins énergivores.

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