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L’Open Source, accélérateur d’innovation


« Le modèle Open Source est le plus approprié pour favoriser la création de nouveaux business models, et de nouveaux services, et où chaque contributeur est rémunéré à la hauteur des efforts qu’il consent. »


Open Source : contrairement au Big Data ou au Cloud qui se sont imposés dans le langage courant, ce terme est peu connu du grand public. Il nomme pourtant une réalité incontournable dans les nouvelles technologies et les télécoms où prévaut une certaine philosophie, entraide, partage et « coopétition ».

Linux et l’Open Source ont gagné, acceptez-le ». C’est le titre d’un article publié début 2016 sur le site ZDN qui sonnait comme une sentence et traduisait une forme de fatalité. Mais le constat n’en est pas moins réel, et il se vérifie au fil des ans : sur un plan strictement business, le chiffre d’affaires des acteurs de l’Open Source progresse six fois plus vite que l’ensemble du secteur numérique en France, selon une étude du Conseil national du logiciel libre de 2016. Mais son influence transcende la seule question financière…

Vous avez dit Open Source ?

Un logiciel est qualifié d’Open Source dès lors que son développement et son utilisation respectent certains principes formalisés par l’Open Source Initiative (OSI), tels que sa libre distribution et l’accès à son code source. Ce faisant, un développeur ou une communauté de développeurs à l’initiative d’une solution logicielle peut partager celle-ci avec des pairs pour la faire évoluer, l’enrichir et la perfectionner. A contrario, un logiciel dit « propriétaire » ne permet pas à son utilisateur d’étudier son code source et in fine, de le modifier.
Encore marginal au début des années 2000, l’Open Source est aujourd’hui généralisé, jusqu’à l’implication récente d’un géant des logiciels propriétaires, Microsoft, qui s’est allié à la Fondation Linux, créée en 2007 pour piloter le développement du système d’exploitation libre éponyme.
La course à l’Open Source est lancée, et Orange s’y est engagé depuis plusieurs années déjà, en recommandant l’usage de certains composants et outils open source, en se dotant d’une gouvernance groupe et en pratiquant le partage du code logiciel sur des « forges » internes.

Open source, Open Innovation : l’ouverture, une évidence pour Orange

La culture de l’Open Source est ancrée au sein de l’entreprise, et essentielle à la vie de ses produits et services. A titre d’exemple, ses Livebox intègrent des composants logiciels en Open Source, dont les codes sont publiés et mis en libre accès sur un site dédié.
L’approche est pragmatique, et cohérente avec la politique d’innovation ouverte et collaborative déclinée par Orange. « L’innovation opérée dans un cadre ouvert est porteuse d’efficacité, et l’Open Source est un cadre de référence permettant à des personnes d’entreprises et de cultures ‘techniques’ différentes de coopérer, explique Thierry Souche, Directeur d’Orange Labs Services. En contribuant à une communauté Open Source, en l’alimentant avec nos retours, nous bénéficions automatiquement des améliorations apportées par d’autres. En participant par exemple à la fondation OpenStack, qui supervise le développement de la plateforme de cloud computing éponyme, on peut imaginer dans un futur proche déployer des datacenters en un clic. »

L’ère de la « coopétition »

Dans l’univers des télécommunications, l’Open Source a redistribué les cartes dans un jeu établi, en rapprochant les opérateurs et les fournisseurs d’équipements.Des concurrents (competitors, en anglais) s’engagent sur la voie de la coopération et fédèrent avec eux de nombreux acteurs. La fondation OpenStack, qui supervise le développement de sa plateforme de cloud computing rassemble notamment des groupes tels qu’AT&T, IBM ou Dell. Récemment, AT&T a décidé d’engager sa plateforme d’automatisation et de virtualisation (SDN/NFV) des fonctions du réseau ECOMP sur la voie de l’Open Source, avec la collaboration d’Orange, dans le cadre de l’Open Network Automation Platform (ONAP).
Pour Thierry Souche, directeur d’Orange Labs Services, cette tendance à la coopétition est appelée à se consolider. « Le modèle de coopération de type Open Source est sans doute le plus approprié pour créer de nouveaux business models et assurer une juste rémunération des efforts consentis par chacun, explique-t-il. Dans un environnement contraint en termes économiques, il faut continuer à travailler sur l’efficacité de nos moyens et configurations techniques, et la coopétition est un levier stratégique pour répondre à cet enjeu, vers lequel se dirigent tous les acteurs innovants du logiciel. »

La qualité, un driver majeur

Par son mécanisme, l’Open Source s’oriente résolument vers des considérations de qualité et d’efficacité. Si une entreprise contribue, financièrement et techniquement, à un projet de développement Open Source, c’est logiquement parce qu’elle lui associe une perspective de rentabilité.
« L’innovation en configuration Open Source injecte de la souplesse dans notre organisation et accélère nos délais de mise sur le marché, poursuit Thierry Souche. De fait, parce que le monde Open Source favorise une interpénétration des technologies plus importante que dans le monde commercial, il permet d’amener et de proposer au client de nouvelles solutions plus vite et avec plus d’efficacité. Des solutions, qui plus est, fondées sur des briques logicielles affinées, fiabilisées, sécurisées et éprouvées par de nombreux acteurs dans le monde. »

Intéressant pour l’écosystème, pour l’entreprise et pour le client final, qui peut encore douter des bienfaits de l’Open Source ?


« Le modèle Open Source est le plus approprié pour favoriser la création de nouveaux business models, et de nouveaux services, et où chaque contributeur est rémunéré à la hauteur des efforts qu’il consent. »