En poursuivant votre navigation sur ce site, sans modifier le paramétrage de vos cookies, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant de réaliser des statistiques de visite.
En savoir plus

En ce moment

Les petites villes se mettent aussi à l’IoT


“Notre devise : la smart city en toute simplicité” - Laurent Etienne, directeur commercial et co-fondateur d’O-CELL.


Sur le même sujet

Toutes les villes peuvent devenir des smart cities. C’est la conviction de la start-up O-CELL, qui installe des réseaux de capteurs clé en main dans les bâtiments publics municipaux, avec l’appui d’Orange et de son réseau LoRa® pour Internet des Objets (IoT).

Complexe, la ville intelligente de demain ? Pas toujours. Matériel, logiciel : O-CELL s’occupe de tout ! Fondée en 2017, cette start-up entend proposer les solutions de réseau IoT les plus simples, les moins énergivores et les moins coûteuses à son cœur de cible : les agglomérations péri-urbaines de 1 000 à 20 000 habitants. En raison de leur personnel et de leurs dotations limités, ce sont ces petites et moyennes collectivités qui ont souvent le plus à gagner avec la supervision automatisée de leurs infrastructures.

Des premières pierres aux premiers capteurs

C’est notamment le cas d’Angervilliers, une commune de l’Essonne, au sud de Paris. Patrimoine ancien et technologies d’avenir s’y côtoient désormais, puisque, en plus d’une église remontant au XIe siècle, la ville s’est dotée d’une solution IoT fournie par O-CELL pour la supervision en temps réel de plusieurs bâtiments anciens, dont une école maternelle installée dans un corps de ferme réhabilité.

Le but de ce dispositif ? Surveiller la température, l’hygrométrie et le taux de CO2 pour détecter diverses anomalies, comme par exemple les confinements d’air, sources potentielles de rhumes et autres complications ‑ surtout en milieu scolaire. À d’autres endroits de la ville, comme l’école élémentaire, le stade ou la mairie, grâce aux capteurs, les services municipaux peuvent aussi analyser et suivre à distance les consommations d’eau, de gaz ou d’électricité. A la moindre anomalie, panne, fuite ou incident, une alerte part en temps réel via SMS, email ou notification push.

Le système est contrôlé depuis la Mairie, via une plateforme cloud à l’interface simple et orientée utilisateur, qui ne nécessite pas de compétences techniques particulières. Le tout pour un budget annuel de quelques milliers d’euros, adapté aux finances d’une commune de la taille d’Angervilliers. “L’intérêt de la solution, pour la commune qui achète les capteurs, c’est que notre modèle d’abonnement comprend la connectivité et l’accès au service. La commune a ainsi un interlocuteur unique pour le déploiement d’un service global : c’est la smart city en toute simplicité”, détaille Laurent Etienne, directeur commercial et co-fondateur d’O-CELL.

LoRa® : minimal mais pas minimum

Le cas d’Angervillers représente une première pour O-CELL avec le réseau LoRa® d’Orange. Pour la start-up, ainsi que pour Angervilliers, les avantages sont multiples. D’abord, parce la couverture du réseau IoT LoRa® d’Orange inclut déjà 95 % du territoire français – une garantie de disponibilité dans un grand nombre de communes de toutes tailles. Ensuite, parce que l’investissement nécessaire est réduit : les antennes du réseau étant déjà compatibles avec le protocole LoRaWAN™, la mise en route du service se limite à la pose des capteurs et au test logiciel. Une journée a suffi à déployer la solution sur l’ensemble des bâtiments d’Angervilliers.

Enfin, bien sûr, il y a les qualités intrinsèques de la technologie LoRa® : avec sa longue portée (jusqu’à deux kilomètres entre le capteur et l’antenne) et son bas débit (de 0,3 à 50 kilobits seconde), elle répond aux besoins des objets peu énergivores, non connectés en permanence, embarquant une technologie peu coûteuse et ne transmettant qu’une très faible quantité de données. Autre avantage : les travaux d’aménagement sont réduits au strict minimum. Et, par exemple, les capteurs LoRa® posés par O-CELL à Angervilliers sont dits “non intrusifs” : magnétiques, ils se placent directement sur les compteurs sans en perturber le fonctionnement. “Pour un compteur électrique par exemple, nous plaçons un lecteur optique aimanté posé sur l’émetteur d’impulsion. On fixe le capteur à côté, pas besoin de source d’énergie, ni de modifier l’installation du compteur”, explique Charles-Edouard Ruault directeur technique et autre co-fondateur de la start-up.

Démocratiser l’IoT ?

Pour Orange, les solutions packagées comme celle d’O-CELL sont intéressantes en ce qu’elles promettent une démocratisation de l’IoT et de ses usages. C’est pourquoi, en plus de proposer son réseau LoRa® à la start-up, le Groupe a également décidé de promouvoir l’offre d’O-CELL, via Datavenue Market, la marketplace IoT d’Orange Business Services. La start-up s’appuie également sur la plateforme IoT d’Orange Live Objects, dont Charles-Edouard Ruault apprécie la simplicité : “Live Objects, c’est un composant clé que nos clients ne voient pas, mais qui nous permet de faire des déploiements rapides et efficaces. En effet, c’est là que nous opérons la gestion des capteurs, le provisionnement ou encore la déclaration – tout ça au même endroit”.

Econome, innovante et durable, la technologie LoRaWan™ portée par Orange et O-CELL optimise les consommations et le confort dans tous les bâtiments. Elle fait le pari d’étendre la smart city en dehors des grandes villes. Pour cet usage spécifique, le LoRa® a de beaux jours devant lui. Sans même attendre l’arrivée de la 5G et sa promesse de nouveaux usages complémentaires dans les villes intelligentes… grandes et petites !


“Notre devise : la smart city en toute simplicité” - Laurent Etienne, directeur commercial et co-fondateur d’O-CELL.


Sur le même sujet

Mots-clés :

, ,