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Le mot de l’innovation : DWDM

Pour répondre à l’augmentation des usages et donc des volumes de données à transporter, une solution est de puiser dans les capacités inexploitées de la fibre optique grâce à la technique du multiplexage en longueur d’onde dense (DWDM), qui permet de transporter plus de données sans changer de fibre ou d’en rajouter.

Le multiplexage en longueur d’onde (WDM, Wavelength Division Multiplexing) est une technique utilisée par les opérateurs de télécommunications pour augmenter le débit de transmission des données sur la fibre optique.

Cela consiste à faire circuler plusieurs signaux de longueurs d’onde différentes (aussi appelés “couleurs”) dans la même fibre optique. Ces différentes “couleurs”, qui acheminent des communications provenant de sources variées, sont mélangées à l’entrée de la fibre à l’aide d’un multiplexeur et séparées à la sortie par un démultiplexeur.

Il existe plusieurs types de WDM, selon le nombre de couleurs mélangées dans la fibre, et quand il y en a beaucoup (jusqu’à 80), on parle de multiplexage en longueur d’onde dense, ou DWDM (Dense Wavelength Division Multiplexing). Le DWDM permet donc de transporter plus de données sans devoir changer la fibre ou en poser de nouvelle.

C’est cette technologie qui est utilisée pour les réseaux longue distance et les câbles sous-marins, à l’image du nouveau câble qui reliera bientôt l’Europe à l’Asie, via l’Afrique de l’Est, déployé par Orange et ses partenaires.

Si l’on prend l’analogie du train, c’est comme passer de wagons à un étage à des wagons à deux étages, sans rien changer sur les voies.

Représentant un coût plus élevé, cette technologie est plutôt utilisée pour relier les câbles entre les villes et les câbles sous-marins, qui demandent des débits de milliers de gigabits par seconde.

Elle offre la flexibilité nécessaire pour optimiser le réseau et le faire évoluer rapidement en fonction des besoins – sans multiplier le nombre de fibres.

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