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Le futur, quel cinéma !

Le futur, quel cinéma !

Le cinéma et les séries aiment à imaginer le meilleur ou le pire, mais c’est souvent dans le pire qu’ils sont les meilleurs !


Algorithmes, robots, datas, voitures autonomes, intelligence artificielle… La digitalisation de nos sociétés a été pensée et décrite dans de nombreux films de science-fiction ou d’anticipation depuis un demi-siècle. Retour vers le futur.

En 1968, 2001, L’Odyssée de l’espace inventa (au cinéma) l’intelligence artificielle ultraréaliste HAL 9000 ainsi que la tablette. Près de cinquante ans après la sortie du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, Xavier Perret, directeur du digital chez Orange France, a l’idée de confronter une nouvelle fois septième art et innovation technologique en compagnie de Guy Jacquemelle, Sponsored Data business development chez Orange, après leur ouvrage Big Data : le cinéma avait déjà tout imaginé ! paru fin 2014.

« J’ai revu 2001, L’Odyssée de l’espace avec mon fils de 12 ans et je me suis rendu compte qu’il y voyait des choses totalement différentes. Ce que mon fils a vécu, c’est une histoire très actuelle sur les algorithmes, les robots, raconte-t-il. La façon de faire est très datée, mais le fond, il le retrouve dans les magazines qu’il lit comme Science & Vie. Ces vieux films, avec un nouveau regard, ne racontent-ils pas ce qu’on vit au jour le jour avec le digital, le big data, etc. ? »

Un siècle (ou presque) de robots

Une idée développée en dix chapitres par les deux auteurs dans leur nouvel ouvrage : Au secours, ma vie se digitalise ! Le scénario est déjà écrit…, paru aux éditions Kawa en septembre 2016. Un ouvrage aussi didactique que ludique, qui met en regard un film d’anticipation avec la réalité contemporaine, et notamment la transformation digitale que chaque secteur d’activité ou industrie connaît actuellement, impactant utilisateurs, employés et citoyens.

« On dit qu’on vit en ce moment une industrie 4.0 où les entreprises deviennent hyperconnectées. Or sur ce sujet, il existe un film emblématique, parce que c’est le premier, c’est Metropolis, sorti en 1927. C’est-à-dire qu’il y a presque un siècle, les gens se posaient déjà la question des robots sur lesquels nous nous interrogeons à notre tour aujourd’hui », détaille Guy Jacquemelle.

Les deux auteurs évoquent d’autres sujets tels que l’ubérisation de la société dont on peut retrouver certains fondements dans Fight Club (1999), la gamification du secteur de l’assurance dans The Game (1997), les questionnements de la production agroalimentaire de masse via Soleil vert (1973), ou encore les rapports difficiles entre science et data de Bienvenue à Gattaca (1997).

De la Coccinelle « Choupette » à la Google Car…

Autre exemple ? La Google Car. Démonstration de Xavier Perret : « Christine, de John Carpenter, c’est un peu le double maléfique d’une même voiture qui vit sa propre vie, soit Choupette de la saga La Coccinelle. Elle n’est possédée par personne, si ce n’est par elle-même. On retrouve ces questionnements sur les voitures autonomes : qui est maître à bord ? Qui est responsable juridiquement ? Quels algorithmes vont prendre les décisions, empêcher les accidents ? » Guy Jacquemelle enfonce le clou, rappelant que les voitures connectées sont bel et bien une réalité. « Il y a déjà aujourd’hui en Australie, dans les mines de Rio Tinto, des centaines de camions qui sont autonomes, capables d’acheminer seuls les minerais vers les centres de production. »

Steven Spielberg, Tom Cruise et un iPhone

Comment est-il possible que le cinéma ait pu à ce point anticiper le futur ? Qu’il s’agisse de Steven Spielberg, de Stanley Kubrick ou de David Fincher, tous ces metteurs en scène sont « obstinés, voire obsessionnels », dixit Xavier Perret. « Durant la préparation des films, ils s’entouraient de scientifiques, de technologues, d’écrivains spécialisés. Les films qui ont le plus envisagé le futur sont ceux qui avaient un cadre qui dépassait largement celui du cinéma. » Guy Jacquemelle abonde : « Pour Minority Report, Spielberg avait travaillé avec des gens du Massachusetts Institute of Technology. Quand on voit Tom Cruise feuilleter des images très rapidement avec l’index, ça préfigure l’arrivée de l’iPhone cinq ou six ans plus tard. ».

Les séries, avenir de l’anticipation ?

Aujourd’hui, l’industrie du cinéma semble être en panne d’inspiration quand vient l’exercice de divination de l’innovation du futur. « On a l’impression qu’il est plus facile de rêver au Consumers Electronics Show via les inventions des start-upeurs qu’au cinéma. Ça n’est pas la technologie qui est limitative, mais l’imagination. Le futur est moins disruptif qu’auparavant. Il laisse moins la place à une créativité, une imagination débordante, concède Xavier Perret. Aujourd’hui, la réflexion sur le pouvoir des algorithmes, leur application dans nos sociétés, les robots ont-ils une âme, etc., on va la trouver dans les séries. »

En effet, pour s’imaginer de quoi le futur sera fait, mieux vaut se tourner vers des œuvres telles que Westworld, Black Mirror, Mr. Robot ou encore Real Humans. Des œuvres que beaucoup dépeignent comme fatalistes, anxiogènes, menaçantes quant à l’usage futur des technologies. Certes, mais comme le conclut Guy Jacquemelle, « le cinéma et les séries aiment à imaginer le meilleur ou le pire, mais c’est souvent dans le pire qu’ils sont les meilleurs ! »


Le cinéma et les séries aiment à imaginer le meilleur ou le pire, mais c’est souvent dans le pire qu’ils sont les meilleurs !


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