La blockchain et l’apprentissage automatique au secours du droit d’auteur

Un homme au bord de l'eau prend une photographie
De la création des certificats d’authenticité à la gestion des litiges en passant par la vente de NFT (“Non Fongible Token”), les auteurs d’images bénéficient désormais de la première banque d’images éthique créée par la start-up Pictia. Sélectionnée dans le cadre de l’Orange Fab ainsi que de la troisième saison du programme Women Start d’Orange, la société propose un service complet, sécurisé et fiable pour protéger et gérer les droits d’auteur, grâce aux nouvelles technologies.

Entre la publication d’images sur Internet sans l’autorisation des auteurs et le détournement de visuels pour alimenter des fake news, les créateurs ont du mal à protéger leurs œuvres dans le monde numérique.

La quantité de visuels publiés chaque jour sur la Toile et le coût élevé des outils de protection existants sur le marché compliquent encore cette tâche ! “L’authentification d’une image coûte 10€ et un constat numérique pour établir une utilisation frauduleuse par huissier est d’environ 350€”, note Julie-Sarah Marguet, dirigeante de Pictia. “De plus, face aux centaines de millions d’images qui circulent sur Internet, les banques d’images, qui gèrent les droits d’auteur, ne parviennent pas à tout sourcer”, ajoute-t-elle.

Difficile pour les auteurs de protéger leurs images dans le monde numérique. Pictia leur apporte des solutions avec un concentré de technologies !

Les auteurs ne disposent donc d’aucune garantie pour faire respecter leurs droits. Faute de preuve, ils préfèrent souvent abandonner tout recours judiciaire.
Face à ce constat, Pictia a créé une plateforme qui regroupe l’ensemble des services de protection et de gestion des droits d’auteurs grâce à la technologie blockchain. Il est possible de certifier les images, vendre des NFT, des licences d’utilisation et d’avoir accès aux services de protection des images sur le web. L’auteur bénéficie via un abonnement d’un service complet, sécurisé et fiable.
Par exemple, pour les certificats d’authenticité, chaque document est horodaté avec une empreinte indiquant le nom de l’auteur grâce à un système KYC (“Know Your Customer”).  Après vérification de son identité par une société partenaire de Pictia, un certificat est enregistré sur la blockchain.

L’auteur d’images peut choisir de les vendre via NFT à des collectionneurs et d’en commercialiser des licences d’utilisation. Les acheteurs de licences obtiennent des images exclusives avec l’assurance du respect du droit d’auteur.
Cette plateforme permet aussi d’identifier le site sur lequel l’image est exploitée sans autorisation. “Une mise en demeure est alors envoyée à son propriétaire”, indique Julie-Sarah Marguet.

Pictia commercialise ce service de constat numérique, y compris auprès de la direction juridique d’Orange, via Chainote, plateforme dédiée.
Dès septembre prochain, la start-up commercialisera auprès du grand public sa marketplace, actuellement ouverte en version beta à des photographes.

Aujourd’hui, l’Institut National de l’Audiovisuel souhaite utiliser les services développés par Pictia pour commercialiser et protéger son fond photographique. D’autres acteurs comme la Réunion des Musées Nationaux et du Grand Palais ou encore l’Agence France Presse pourraient bien vouloir les utiliser !

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