En poursuivant votre navigation sur ce site, sans modifier le paramétrage de vos cookies, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant de réaliser des statistiques de visite.
En savoir plus

En ce moment

Des solutions IoT embarquées pendant la Route du Rhum !


Il sera possible de savoir combien de pas le skipper fait chaque jour, combien de calories il brûle, et répondre à la question que tant de gens se posent : dort-on pendant une course en solitaire ?


C’est une innovation en même temps qu’un exploit : la prochaine Route du Rhum, célèbre course transatlantique, servira de terrain d’expérimentation technologique pour tester une solution d’IoT (Internet of Things) qui permettra de suivre à distance un skipper pendant sa traversée. Objectif ? Recueillir les informations de navigation et les données physiques du skipper pour les partager avec tous les passionnés, via une plateforme web et un chatbot.

Embarquer pour une course transatlantique en solitaire, vous en rêvez ? Orange a réalisé en collaboration avec des élèves de l’ESIR (Ecole Supérieur d’Ingénieurs de Rennes) un projet expérimental pour vous faire monter à bord du « Spirit of Saint Malo », qui s’élance le 4 novembre dans la 11ème édition de la Route du Rhum, skippé par Sébastien Desquesses. Le dispositif ? Un système permettant de communiquer à la fois des informations sur les conditions de navigation, grâce à de multiples capteurs installés dans le bateau, et des éléments sur les dispositions physiques du skipper, relevés par une montre connectée en Bluetooth. Toutes les données, recueillies par un serveur sont ensuite transmises par liaison satellite, pour être mises à disposition, via une plateforme web et un chatbot, de tous ceux qui souhaitent activement suivre la course.

Au cœur de la course grâce à l’Internet des Objets

Quand Sébastien Desquesses, skipper du « Spirit of Saint-Malo » a averti son ami d’enfance Jean-François Pellet, chef de projet chez Orange, de sa participation à la Route du Rhum, l’idée de créer un moyen innovant pour suivre l’événement sportif à distance a germé. Ce dernier confie : « aujourd’hui, quand on suit une course à la voile, les informations auxquelles on a accès se limitent au tracé du bateau fourni par ses balises. Je trouvais ça très insatisfaisant et j’ai pensé qu’avec Orange, on pourrait aller plus loin en partageant des données comme le cap du bateau, sa vitesse par rapport à la terre et à la surface de l’eau, la vitesse du vent, la pression atmosphérique, la houle, la température de l’eau et de l’air, la profondeur… Avec une montre connectée, on pourrait également savoir combien de pas le skipper fait chaque jour, combien de calories il brûle… mais aussi répondre à la question que tant de gens se posent : dort-on pendant une course en solitaire ? ».

En partenariat avec l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Rennes (ESIR), Orange s’est alors rapproché des étudiants pour leur proposer de travailler sur le projet. Achille Pénet et Anthony Picquet, deux de ces étudiants en option Internet des Objets, ont rejoint les équipes pour créer le dispositif nécessaire et indispensable au projet.

Trouver des solutions techniques à toutes les contraintes

Avant de se lancer directement dans le développement du prototype une étude de faisabilité du projet et plusieurs visites du « Spirit of Saint-Malo » ont eu lieu pendant 6 mois et ont révélé les contraintes techniques du bateau, mais aussi celles du skipper. « Il fallait un serveur léger, petit et à faible consommation d’énergie, capable d’agréger les différents éléments relevés à la fois par les capteurs du bateau et sa centrale de navigation, mais aussi ceux de la montre connectée » relate Achille Penet. Les étudiants ont utilisé un serveur Linux de type Raspberry, connecté en port série à la centrale de navigation. Ils ont ensuite créé un programme capable de traiter toutes les informations reçues en flux permanent et de faire des calculs en local pour répondre à un second problème : celui de la connexion satellite, très coûteuse ($9 le méga). « Pour optimiser les données transmises, continue Jean-François Pellet, nous avons connecté notre serveur au boitier satellite du bateau et, pour nous libérer des contraintes de coupure ou de lenteur de connexion (128 kbit/seconde), nous avons utilisé la solution cloud, Flexible Engine, d’Orange Business Services ». Il s’agit d’un service qui stocke et synchronise les données dans le Cloud d’Orange. En cas de coupure, il permet de reprendre la transmission du message là où elle a été interrompue grâce à un système de caches. L’ambition est aussi de communiquer des données sur le skipper grâce à une montre connectée en Bluetooth. Elle doit à la fois être étanche et avoir une autonomie importante, c’est pourquoi l’équipe a choisi la montre Garmin Vivo Sport. Celle-ci a en plus l’avantage de calculer le temps de sommeil d’après le rythme cardiaque. « Le bateau tangue en permanence, sans cela il aurait été impossible d’évaluer le temps de sommeil réel du skipper avec un calcul basé sur le mouvement », explique Jean-François Pellet.

Communiquer les données relevées via un chatbot

Une fois les données transmises via une connexion satellite dans le Cloud, elles doivent être accessibles au public via un chatbot. Pour construire cette plateforme, l’équipe a travaillé avec la start-up Vocal  Apps, qui a développé la solution Smartly.ai. et qui permet de traduire et faire transiter les données stockées dans le cloud Flexible Engine vers le chatbot. La start-up Airmont, partenaire du skipper, a permis de sécuriser la liaison satellite avec la mise en place de filtrage protocolaire mais aussi d’optimiser les flux par application via la mise en place de classification des données.

« Chez Orange, l’Open Innovation est fondée sur une étroite collaboration avec des start-ups. De telles synergies, nous permettent d’accroître notre réseau, d’apprendre à travailler de façon plus souple et de trouver des idées pour de futurs travaux d’innovation. Dans le même temps, ces jeunes pousses peuvent bénéficier de notre expertise technique, de nos moyens humains et matériel mais aussi de nos financements pour les aider à se stabiliser », expose Jean François Pellet.

Tester encore et encore jusqu’au départ de la course

A quelques semaines du départ de la Route du Rhum, Orange a finalisé ses tests qui ont été concluants. L’équipe se réjouit du travail accompli. Comme le raconte Jean-François Pellet : « donner autant d’informations sur un événement sportif à distance et dans des conditions extrêmes est une première. Au-delà du sentiment d’immersion pour le public, notre dispositif permet aussi à Sébastien de suivre et d’analyser ses performances : il pourra connaître l’effort le plus calorivore, le temps de sommeil optimal… Quelle que soit sa position à la fin de cette course, il pourra préparer les prochaines compétitions avec une longueur d’avance sur ses concurrents ! »

Suivez la Route du Rhum à bord du « Spirit of Saint-Malo ».


Il sera possible de savoir combien de pas le skipper fait chaque jour, combien de calories il brûle, et répondre à la question que tant de gens se posent : dort-on pendant une course en solitaire ?