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Mot de l’innovation : Brain Computer Interface

Une interface neuronale directe (IND), ou Brain Computer Interface (BCI), est une interface homme-machine (IHM) d’un genre particulier puisqu’elle assure une communication directe avec le cerveau humain. Par la pensée, un utilisateur peut ainsi contrôler à distance un ordinateur ou un objet connecté.

S’affranchissant de la chaîne de réactions psychomotrices entre le cerveau, les nerfs et les muscles, une BCI affiche des temps de réponse beaucoup plus courts que les IHM traditionnelles que sont un clavier, une souris, un écran tactile ou un assistant vocal.

our “lire” dans nos pensées, une BCI analyse l’activité électrique de notre cerveau, chaque ordre donné à notre corps répondant à une série d’impulsions électromagnétiques.

Si les premiers travaux de recherche sur la BCI ont débuté dans les années 1970 aux États-Unis, ils prennent aujourd’hui un essor nouveau grâce aux apports de l’intelligence artificielle. Couramment utilisées pour la classification de contenus, comme des photos de chats, les technologies de deep learning permettent d’analyser très finement notre activité cérébrale.

Il existe deux types d’approches :

  • La BCI invasive nécessite une intervention chirurgicale puisqu’il s’agit d’insérer un implant sous le cuir chevelu. La lecture des signaux cérébraux gagne en précision, la boîte crânienne ne faisant plus écran.
  • Avec la BCI non invasive, les électrodes sont placées sur un casque qui mesure en continu l’électroencéphalogramme de l’utilisateur.

La BCI répond à de nombreux cas d’usage :

Elle permet par exemple à des personnes souffrant d’un handicap moteur lourd de retrouver de la mobilité en pilotant par la pensée un exosquelette. Grâce à une équipe de chercheurs français, un patient tétraplégique de 28 ans est parvenu à remarcher (source : The Lancet Neurology).

Les GAFA s’intéressent aussi de très près à ces nouvelles interfaces cerveau-machine. Travaillant sur le sujet depuis 2017, Facebook a mis au point un prototype permettant d’“écrire par la pensée” à raison de 100 mots par minute.

Avec Neuralink, lancé également en 2017, Elon Musk entend venir en aide aux personnes atteintes d’un AVC (accident vasculaire cérébral) ou de maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson). Le patron de Tesla et de SpaceX voit grand, comme toujours : il évoque l’idée d’un cerveau augmenté, car directement relié à une intelligence artificielle.

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