En ce moment

La santé visuelle au travail grâce à un chatbot

Une femme devant son écran se tient les tempes

“Le chatbot donne des conseils pour protéger les yeux des collaborateurs autour de trois thématiques : ergonomie, bonnes habitudes visuelles et exercices oculaires”


YesWeShare et Coach For Eyes, deux start-up, viennent de s’associer pour créer un chatbot spécialisé dans la santé visuelle dans le monde du travail. Elles font partie des lauréates sélectionnées par Orange dans le cadre de la saison 3 du programme Women Start.

“Les entreprises fournissent des ordinateurs aux collaborateurs mais ne les accompagnent pas dans les bonnes pratiques pour ne pas dégrader leur santé visuelle, souligne Nathalie Willart, dirigeante de Coach For Eyes et orthoptiste. Actuellement, plus de 70% des salariés en entreprises se plaignent de fatigues visuelles”, ajoute-t-elle.
Un phénomène qui tend à s’aggraver face à la surexposition numérique à laquelle les salariés sont confrontés. Pour prévenir les risques inhérents à ces modes de travail, Nathalie Willart s’est associée à YesWeShare, une start up dirigée par Gaëlle Bassuel, spécialisée dans la conception de chatbot. Ensemble, elles ont développé “Vizibot”, une solution dédiée aux entreprises pour protéger les yeux de leurs salariés
Ces deux start up ont mis à profit leurs expertises : Coach For Eyes pour les contenus liés à la santé visuelle et YesWeShare pour les  chatbots à impact enrichis d’intelligence artificielle et de pédagogie  micro learning.

Premier pilote sur la santé visuelle chez Orange

Le premier pilote du chatbot a été réalisé chez Orange et a été implémenté aux outils déjà maitrisés par les employés tels que Teams et Webex.
Deux fois par semaine, les salariés reçoivent, via ces applicatifs de messagerie, des conseils pour protéger leurs yeux autour de trois thématiques. La première porte sur l’ergonomie, l’utilisateur devant s’assurer qu’il est bien installé avec notamment une hauteur d’écran et une luminosité qui lui conviennent. La deuxième concerne les bonnes habitudes visuelles, dont le clignement des paupières et une déconnexion visuelle régulière. La troisième propose des séries d’exercices oculaires pour tonifier ou détendre les muscles des yeux. “Nous avons actuellement un taux d’engagement supérieur à 70%, voire 95% dans certaines directions”, indique Nathalie Willaert.
La pédagogie du micro learning est très appréciée par les utilisateurs, car elle permet des séquences de conversation courte (de 30 secondes à 2 minutes), interactives et adaptées aux problématiques qu’ils ont pu rencontrer. “La technologie utilisée par ce chatbot permet une communication ascendante et descendante”, précise Gaelle Bassuel. “ Enfin, dans le respect de la confidentialité, les données statistiques permettent d’orienter la médecine du travail et les préventeurs dans leurs plans d’action”, ajoute-t-elle.  “Sans jamais culpabiliser ou stigmatiser nos interlocuteurs”, tient à préciser Nathalie Willaert.

Le chatbot n’est pas un médecin

Conformément à la législation, le chatbot ne fournit jamais de conseils médicaux ; il apporte juste des informations pour permettre aux utilisateurs de changer leurs habitudes et renvoie, si nécessaire, vers des spécialistes, quand les sujets sortent de son domaine de compétence.
Pour développer ce chatbot, ces deux dirigeantes ont élaboré un cahier des charges axé principalement sur la sécurité, pour qu’il puisse être installé dans les systèmes d’information des entreprises.

A terme, cet outil de prévention permettra d’éviter des pathologies dues à une trop longue exposition aux écrans. Ce chatbot séduit déjà bon nombre de clients, les services de santé au travail des grandes entreprises comme Orange par exemple, ou encore les compagnies d’assurances et les mutuelles, vu l’enjeu que représente la santé visuelle et ce, au-delà du monde du travail.

Mots-clés :

, , ,